<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://www.catallaxia.org/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Friedrich_Nietzsche%3ANietzsche_%C3%A9tait_un_lib%C3%A9ral</id>
	<title>Friedrich Nietzsche:Nietzsche était un libéral - Historique des versions</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.catallaxia.org/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Friedrich_Nietzsche%3ANietzsche_%C3%A9tait_un_lib%C3%A9ral"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.catallaxia.org/index.php?title=Friedrich_Nietzsche:Nietzsche_%C3%A9tait_un_lib%C3%A9ral&amp;action=history"/>
	<updated>2026-04-10T23:20:01Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.39.11</generator>
	<entry>
		<id>https://www.catallaxia.org/index.php?title=Friedrich_Nietzsche:Nietzsche_%C3%A9tait_un_lib%C3%A9ral&amp;diff=3037&amp;oldid=prev</id>
		<title>Copeau le 25 février 2008 à 21:46</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.catallaxia.org/index.php?title=Friedrich_Nietzsche:Nietzsche_%C3%A9tait_un_lib%C3%A9ral&amp;diff=3037&amp;oldid=prev"/>
		<updated>2008-02-25T21:46:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Infobox Friedrich Nietzsche}}&lt;br /&gt;
{{titre2|Nietzsche était un libéral|Analyse de Lafronde|}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;text&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nietzsche en dépit des critiques et des minables tentatives de récupération marxiste était un individualiste avant l&amp;#039;heure dans une tradition libérale qui n&amp;#039;a rien à envier à la pensée d&amp;#039;un Tocqueville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&amp;#039;abord, Nietzsche a toujours fustigé l&amp;#039;instinct des êtres grégaires qui selon lui ont &amp;quot;tendance à s&amp;#039;unir&amp;quot; autant que les forts &amp;quot;ont tendance à se séparer&amp;quot; (Généalogie de la morale), ainsi &amp;quot;l&amp;#039;esprit libre&amp;quot; ne baigne pas dans un conformisme et une promiscuité auxquels se livre le &amp;quot;brave bétail grégaire&amp;quot; (&amp;#039;&amp;#039;Ecce Homo&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La joie de vivre de l&amp;#039;individu nietzschéen, le surhomme, se trouve être dans l&amp;#039;émancipation sociale lui faisant rejeter l&amp;#039;organisation serrée des groupes et s&amp;#039;assumer comme étant son propre maître. Mais plus loin encore, Nietzsche s&amp;#039;oppose radicalement au déterminisme marxiste qui établit comme dogme irrévocable que la &amp;quot;détermination de la conscience de l&amp;#039;individu se fait en fonction de sa classe sociale&amp;quot; (Engels), il l&amp;#039;exprime sous la forme de l&amp;#039;idée de &amp;quot;l&amp;#039;esprit libre&amp;quot;. Ce dernier est celui &amp;quot;qui pense autrement qu&amp;#039;on ne s&amp;#039;y attend en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction ou en raison des opinions régnantes de son temps&amp;quot; (&amp;#039;&amp;#039;Humain, trop humain&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;#039;esprit libre nietzschéen se veut vivre sans contraintres, ces dernières naissant du rapport au système : &amp;quot;Il m&amp;#039;est odieux de suivre autant que de guider. Obéir ? Non jamais, et jamais gouverner&amp;quot; (Le Gai Savoir), il perdure ainsi dans cette volonté émancipatrice qui l&amp;#039;oppose radicalement au dirigisme marxiste car la pensée de Marx est une entreprise vouée à flatter le &amp;quot;bétail grégaire&amp;quot; par sa volonté de ne promotionner qu&amp;#039;une seule idée du bonheur, celle du bonheur collectif or Nietzsche ne perçoit la joie de vivre que sous le prisme de l&amp;#039;individu; cet individu souverain dont la poursuite du bonheur ne se fait qu&amp;#039;à travers la quête d&amp;#039;une autonomie régénératrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nietzsche était en perpétuelle lutte contre ce bien commun imposé à l&amp;#039;individu par la tyrannie de la majorité selon la prémonition tocquevilienne, ainsi dans Aurore, le philosophe allemend affirme que les sociétés modernes sont régies par par &amp;quot;la peur de tout ce qui est individuel&amp;quot;, dans ses Fragments posthumes d&amp;#039;été 1880 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;l&amp;#039;individu est le bouc émissaire des collectifs, Etat, Humanité, etc.&amp;quot; et dans Le Gai Savoir : la tendance moderne tend à ce que &amp;quot;l&amp;#039;individu se laisse réduire au rôle de fonction de la totalité&amp;quot;. Une fois de plus l&amp;#039;on retrouve la charge nietzschéenne dirigée contre l&amp;#039;idée marxiste que les libertés doivent être énoncées ainsi que dirigées afin de ne pas freiner le pouvoir étatique, &amp;quot;le bien collectif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nietzsche voyait dans l&amp;#039;étatisme un frein à la poursuite du bonheur individuel : &amp;quot;Je vois dans la tradition étatique et sociale un obstacle à l&amp;#039;individuation mais si l&amp;#039;on souhaite des hommes ordinaires et égaux, c&amp;#039;est parce que les faibles redoutent l&amp;#039;individu fort et préfèrent un afaiblissement général à un développement dirigé vers l&amp;#039;individuel&amp;quot; (Fragments posthumes), cette fronde intellectuelle est une attaque sans précédent dirigée contre l&amp;#039;égalitarisme rampant promotionné par les gauches universelles autour de l&amp;#039;idée &amp;quot;Tous égaux = tous pauvres&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;#039;on remarque une gradation ascendante dans la considération nietzschéenne de l&amp;#039;institution étatique: &amp;quot;Aussi peu d&amp;#039;Etat que possible&amp;quot; (Aurore), &amp;quot;Le moins d&amp;#039;Etat possible&amp;quot; et &amp;quot;la mort de l&amp;#039;Etat&amp;quot; (&amp;#039;&amp;#039;Humain, trop humain&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme base de refondation, Nietzsche rejetait le Socialisme qui &amp;quot;désire la puissance étatique à ce degré de plénitude que seul le despotisme a jamais possédé, il surenchérit même sur le passé en visant à l&amp;#039;anéantissement pur et simple de l&amp;#039;individu&amp;quot; (Humain, trop humain). Ce qui m&amp;#039;interesse le plus en tant que libéral est l&amp;#039;oeil pragmatique qu&amp;#039;il posait sur la démocratie nouant ainsi avec la philosophie de Tocqueville un lien intellectuel fort : &amp;quot;Le principe Le bien de la majorité passe avant le bien de l&amp;#039;individu suffit pour faire reculer pas à pas l&amp;#039;humanité jusqu&amp;#039;à la plus basse animalité. Car c&amp;#039;est l&amp;#039;inverse (les individus valent plus que la masse) qui l&amp;#039;a élevée.&amp;quot; En lutte contre la primauté du bien collectif, Nietzsche signe l&amp;#039;une des plus brillantes critiques de la démocratie et selon les mots d&amp;#039;Alexis De Tocqueville : &amp;quot;la tyrannie de la majorité&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayn Rand se sera probablement inspiré du philosophe allemand, ce dernier traitant de l&amp;#039;atruisme comme d&amp;#039;une entreprise pernicieuse visant à emprisonner l&amp;#039;esprit par la culpabilisation et l&amp;#039;avilissant par la mauvaise conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi toute l&amp;#039;oeuvre nietzschéenne est un pamphlet brûlant en appelant à l&amp;#039;émancipation la plus virulente de l&amp;#039;individu contre l&amp;#039;emprisonnement moral altruiste, le mythe liberticide du &amp;quot;bien commun&amp;quot; et la fausse représentation populaire que tend à s&amp;#039;accorder l&amp;#039;Etat dans le but de légitimer ses assaults dirigés contre le Droit individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nietzsche bien que s&amp;#039;égosillant à fustiger Locke ou Hobbes dans le soutien à l&amp;#039;idée que ces derniers avaient une conception de la morale et de l&amp;#039;éthique comme étant la même pour tous, d&amp;#039;où le refus de cette notion par le philosophe allemand estimant qu&amp;#039;une &amp;quot;hierarchie des valeurs&amp;quot; (&amp;#039;&amp;#039;Par delà bien et mal&amp;#039;&amp;#039;) se devait d&amp;#039;être pour reconnaître à chacun le droit souverain de créer sa propre morale, était malgré tout un libéral accompli sous toutes ses formes : philosophiques, sociétales et politiques.&lt;br /&gt;
{{Autres projets|&lt;br /&gt;
  wikiberal=Friedrich Nietzsche|&lt;br /&gt;
  librairal=|&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nietzsche à n&amp;#039;en point douter fut un libéral abouti repoussant les frontières de l&amp;#039;Individualisme à un niveau rarement égalé : Nietzsche voyait l&amp;#039;homme dans sa plenitude morale propre écartant et excluant le concept de don de soi et de l&amp;#039;empathie sacrificielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que jamais, Nietzsche était un libéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Note==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extrait du blog de Lafronde, que nous remercions au passage. &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Friedrich Nietzsche}}[[wl:Friedrich Nietzsche]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Copeau</name></author>
	</entry>
</feed>