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	<title>Pascal Salin:Les étranges conclusions de Thomas Piketty - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-04-10T19:48:50Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<id>https://www.catallaxia.org/index.php?title=Pascal_Salin:Les_%C3%A9tranges_conclusions_de_Thomas_Piketty&amp;diff=3098&amp;oldid=prev</id>
		<title>Copeau le 26 février 2008 à 20:06</title>
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		<updated>2008-02-26T20:06:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Infobox Pascal Salin}}&lt;br /&gt;
{{titre|Les étranges conclusions de Thomas Piketty|[[Pascal Salin]]|}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;text&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Les titulaires de hauts revenus seraient tellement heureux de payer des impôts qu&amp;#039;ils seraient tout à fait insensibles aux taux de ces impôts ! Cela n&amp;#039;est tout simplement pas crédible&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&amp;#039;APRÈS une étude récente de Thomas Piketty, dont Le Monde du 6 novembre a fait largement état sous la plume de Laurent Mauduit, les contribuables français seraient peu sensibles aux variations des taux les plus élevés de l&amp;#039;impôt sur le revenu, ce qui ferait perdre une grande partie de leurs justifications aux propositions consistant à diminuer ces taux. Ces résultats sont tellement surprenants, tellement contraires à ce que montrent incontestablement les expériences étrangères et le raisonnement théorique qu&amp;#039;ils sont nécessairement suspects.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&amp;#039;on suivait cet auteur, en effet, il y aurait, pour les impôts comme pour tout le reste, une &amp;quot; exception française &amp;quot; : alors que, presque partout dans le monde, on a compris qu&amp;#039;il fallait dégraisser le mammouth étatique, en France, on continue à prétendre qu&amp;#039;il faut accroître l&amp;#039;interventionnisme étatique; alors que presque partout dans le monde on a compris que la diminution des taux d&amp;#039;imposition les plus élevés stimulait la croissance sans priver l&amp;#039;Etat de recettes fiscales, il faudrait admettre que les Français ne se comportent pas comme les autres : les titulaires de hauts revenus seraient tellement heureux de payer des impôts qu&amp;#039;ils seraient tout à fait insensibles aux taux de ces impôts !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela n&amp;#039;est tout simplement pas crédible. La fameuse courbe de Laffer constitue le point de référence de toute réflexion dans le domaine fiscal. Certes, Arthur Laffer, s&amp;#039;il a eu le mérite de populariser l&amp;#039;idée à laquelle on a donné son nom - l&amp;#039;assiette d&amp;#039;un impôt varie en sens inverse du taux de cet impôt (de telle sorte qu&amp;#039;au-delà d&amp;#039;un certain point les recettes fiscales diminuent lorsque le taux augmente) -, n&amp;#039;en est certainement pas l&amp;#039;inventeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombreux, en effet, sont ceux qui, avant ou après lui, ont souligné cette idée, pour la simple et bonne raison qu&amp;#039;il s&amp;#039;agit seulement de l&amp;#039;application au domaine spécifique de la fiscalité des principes généraux de l&amp;#039;analyse économique. Nier la courbe de Laffer, c&amp;#039;est donc nier la possibilité d&amp;#039;une étude scientifique du comportement humain et se réfugier dans l&amp;#039;obscurantisme ou un pragmatisme approximatif. C&amp;#039;est en s&amp;#039;appuyant sur les principes les plus généralement admis de toute la profession des économistes - à savoir la loi de l&amp;#039;utilité marginale décroissante - que Geoffrey Brennan et James Buchanan ont montré qu&amp;#039;un Etat dont l&amp;#039;objectif serait d&amp;#039;extraire le maximum de ressources des citoyens devrait imposer un impôt sur le revenu à taux dégressif et non un impôt sur le revenu à taux progressif. En effet, dans ce cas, il prélèverait sur chaque unité de revenu supplémentaire produite par chaque individu juste ce qui serait nécessaire pour ne pas l&amp;#039;inciter à renoncer à l&amp;#039;activité correspondante. Raisonnement d&amp;#039;une telle rigueur que l&amp;#039;on peut mettre quiconque au défi de démontrer qu&amp;#039;il est erroné. Pour un économiste habitué au raisonnement théorique, ces idées sont incontournables et des travaux empiriques, nécessairement arbitraires, qui prétendraient démontrer le contraire sont nécessairement suspects.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette conviction est renforcée si l&amp;#039;on se tourne vers les faits. La réforme fiscale de Margaret Thatcher a fait tomber les taux d&amp;#039;impôt sur le revenu les plus élevés, de 83 % à 40 %. Alors qu&amp;#039;on prévoyait - en utilisant une optique purement comptable - une chute des recettes fiscales de 1,5 milliard de livres, on a enregistré une augmentation de 0,3 milliard de livres. Les foyers fiscaux les plus riches ont augmenté leurs contributions au budget à la fois en termes relatifs et absolus. On a constaté par ailleurs un renversement des flux migratoires, les individus les plus productifs, au lieu de fuir la Grande-Bretagne, décidant d&amp;#039;y revenir. Aux Etats-Unis, le taux maximum de l&amp;#039;impôt sur le revenu est passé de 77 % en 1921 à 24 % en 1928, et l&amp;#039;on a constaté une forte hausse des revenus salariés, des recettes fiscales et de l&amp;#039;emploi. Et l&amp;#039;on trouve des résultats comparables aux Etats-Unis, sous Kennedy aussi bien que sous Reagan, et dans bien d&amp;#039;autres pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;#039;idée selon laquelle il y aurait une exception française dans le domaine du comportement des contribuables n&amp;#039;est donc pas tenable. Mais alors, comment expliquer les résultats de Thomas Piketty ? Les &amp;quot; expériences &amp;quot; françaises de baisse des impôts qu&amp;#039;il a examinées n&amp;#039;ont rien de comparable avec celles que nous venons d&amp;#039;évoquer. Les baisses en question ont été de si faible amplitude qu&amp;#039;elles ne pouvaient guère avoir qu&amp;#039;une influence mineure par rapport aux autres facteurs importants qui influencent les recettes fiscales (et qui n&amp;#039;ont pas été évalués).&lt;br /&gt;
{{Autres projets|&lt;br /&gt;
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}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il existe aussi une autre raison, certainement plus fondamentale. Pour apprécier réellement les effets d&amp;#039;une variation d&amp;#039;impôts sur le comportement des contribuables et sur les recettes fiscales, il n&amp;#039;est pas correct d&amp;#039;isoler la variation d&amp;#039;un seul impôt, par exemple l&amp;#039;impôt sur le revenu. Ce qui détermine le comportement d&amp;#039;un contribuable, c&amp;#039;est le taux marginal de prélèvement qu&amp;#039;il subit en tenant compte de tous les impôts et cotisations qui frappent la même matière fiscale (par exemple : l&amp;#039;impôt sur le revenu, les cotisations sociales, la CSG, mais aussi la TVA, qui, contrairement à ce que l&amp;#039;on dit, n&amp;#039;est pas un impôt sur la consommation, mais un impôt sur le revenu). Ainsi, la faible baisse des taux marginaux de l&amp;#039;impôt sur le revenu en 1996 a été plus que compensée par l&amp;#039;augmentation des autres prélèvements, de telle sorte qu&amp;#039;il était évidemment impossible de voir apparaître un &amp;quot; effet Laffer &amp;quot; positif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est enfin curieux qu&amp;#039;on puisse à la fois prétendre que la baisse des charges sociales sur les bas revenus aurait un effet sur l&amp;#039;emploi - il existerait dans ce cas un &amp;quot; effet Laffer &amp;quot; - alors que cet effet disparaîtrait pour des taux d&amp;#039;imposition plus élevés ! Il y a là une incohérence manifeste.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pascal Salin}}[[wl:Pascal Salin]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Copeau</name></author>
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