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	<title>Raymond Aron:Introduction à la philosophie politique - Historique des versions</title>
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		<title>Lexington : Page créée avec « {{Infobox Raymond Aron}} {{titre2|Raymond Aron, Introduction à la philosophie politique|Extrait de Introduction à la philosophie politique : Démocratie et révolution|Paru initialement sur Catallaxia.net}} &lt;div class=&quot;text&quot;&gt;  Il y a un [https://wikiberal.org/wiki/Marxisme marxisme] critique ou encore un marxisme humaniste, concret, qui ne comporte aucun dogmatisme mais qui, tout au contraire, me paraît inspiré par l&#039;idée que j&#039;ai indiquée au point de départ,... »</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « {{Infobox Raymond Aron}} {{titre2|Raymond Aron, Introduction à la philosophie politique|Extrait de Introduction à la philosophie politique : Démocratie et révolution|Paru initialement sur Catallaxia.net}} &amp;lt;div class=&amp;quot;text&amp;quot;&amp;gt;  Il y a un [https://wikiberal.org/wiki/Marxisme marxisme] critique ou encore un marxisme humaniste, concret, qui ne comporte aucun dogmatisme mais qui, tout au contraire, me paraît inspiré par l&amp;#039;idée que j&amp;#039;ai indiquée au point de départ,... »&lt;/p&gt;
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{{titre2|Raymond Aron, Introduction à la philosophie politique|Extrait de Introduction à la philosophie politique : Démocratie et révolution|Paru initialement sur Catallaxia.net}}&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Il y a un [https://wikiberal.org/wiki/Marxisme marxisme] critique ou encore un marxisme humaniste, concret, qui ne comporte aucun dogmatisme mais qui, tout au contraire, me paraît inspiré par l&amp;#039;idée que j&amp;#039;ai indiquée au point de départ, à savoir qu&amp;#039;il faut juger les régimes sociaux non pas par leurs déclarations idéologiques, mais d&amp;#039;après leurs réalisations. Le marxisme critique consiste à opposer perpétuellement à l&amp;#039;imperfection des réalisations sociales les idées impératives de l&amp;#039;humanisme. Le but de cette critique serait d&amp;#039;améliorer constamment les institutions sociales pour les rendre conformes à notre idéal, c&amp;#039;est-à-dire pour aboutir à deux thèmes qui sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    1. Ce que Marx appelle l&amp;#039;homme total  ; &lt;br /&gt;
    2. L&amp;#039;organisation rationnelle de la vie collective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion d&amp;#039;homme total, qui se trouve un peu partout dans les textes de jeunesse de Marx, est difficile à définir en rigueur parce qu&amp;#039;il faudrait remonter à Hegel, mais si nous prenons simplement l&amp;#039;interprétation vulgaire, cela revient à l&amp;#039;idée suivante : à l&amp;#039;heure présente, les hommes enfermés dans un métier parcellaire, sont appauvris par la division du travail ; aucun ne réalise complètement sa nature, aucun ne réalise complètement ses virtualités. L&amp;#039;idée de Marx est de dépasser cette espèce d&amp;#039;appauvrissement, qui résulte de la division du travail, en donnant à l&amp;#039;homme la possibilité d&amp;#039;être aussi complet que possible, c&amp;#039;est-à-dire d&amp;#039;être aussi polytechnicien, aussi complètement homme que possible. L&amp;#039;organisation rationnelle de la vie collective vient d&amp;#039;une révolte contre l&amp;#039;idée de Providence et de Fatalité. L&amp;#039;homme, étant créateur de lui-même, se donnant à lui-même un certain objectif ou un certain idéal, doit organiser souverainement la vie collective de manière qu&amp;#039;elle soit conforme à cet idéal. Cet humanisme critique, ou encore cette critique des sociétés actuelles en fonction des idéaux démocratiques, avec la confiance dans la capacité d&amp;#039;organisation de l&amp;#039;homme, c&amp;#039;est quelque chose qui n&amp;#039;est absolument pas dogmatique ni, en tant que tel, révolutionnaire, car on peut, à partir de cette idée d&amp;#039;humanisme critique, arriver à l&amp;#039;idée de réforme et non pas seulement à l&amp;#039;idée de révolution. Ce qui conduit, dans le marxisme, à l&amp;#039;idée de révolution et à l&amp;#039;obsession révolutionnaire, c&amp;#039;est le jugement porté sur l&amp;#039;origine des maux de nos sociétés : l&amp;#039;affirmation que l&amp;#039;origine de toute aliénation humaine, c&amp;#039;est l&amp;#039;aliénation économique ; que l&amp;#039;origine de l&amp;#039;aliénation économique, c&amp;#039;est la propriété privée ; que le régime capitaliste est défini essentiellement par la propriété privée des moyens de production ; que la propriété privée des moyens de production entraîne l&amp;#039;injustice de la plus-value ; que cette injustice est essentiellement liée au régime capitaliste ; et que, par conséquent, on ne peut pas améliorer le régime capitaliste et qu&amp;#039;il faut donc le détruire. A quoi s&amp;#039;ajoute l&amp;#039;idée que le capitalisme se détruit de lui-même, au fur et à mesure qu&amp;#039;il se développe, et que le prolétariat sera capable de détruire le capitalisme parce que le capitalisme, de lui-même, le mettra dans des conditions où il sera spontanément révolutionnaire. Autrement dit, une fois qu&amp;#039;on a déterminé que l&amp;#039;origine fondamentale des maux est la propriété privée et, en second lieu, une fois qu&amp;#039;on a démontré que le capitalisme va à sa destruction, mais que c&amp;#039;est très bien ainsi puisque, après la révolution, il y aura la société sans classes, alors on glisse volontiers à ce que j&amp;#039;appelle le millénarisme, c&amp;#039;est-à-dire l&amp;#039;acceptation presque satisfaite des luttes et des catastrophes qu&amp;#039;amène avec lui le capitalisme, parce que ces catastrophes seront fécondes. C&amp;#039;est ce que j&amp;#039;appellerai l&amp;#039;optimisme catastrophique : plus il y a de catastrophes capitalistes, mieux cela vaut, parce que c&amp;#039;est par les catastrophes que se réalisera la société sans classes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Raymond Aron}}&lt;/div&gt;</summary>
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